Structures de marchés.

On connaît bien votre Grande Roue, place de la Concorde et depuis deux ans, le village de noël que vous organisez en bas des Champs-Elysées. Y a-t-il des nouveautés cette année ?
Oui. Au sein du marché de Noël des Champs Elysées, je crée cette année une grande structure de 80 mètres de long sur 12 mètres de large dans laquelle une expo animée répond à la question : "Que devient notre planète ?".
Quel est le montant de cet investissement ?
L’expo me coûte 1 million d’euros. L'entrée sera d'ailleurs payante.
Vous y attendez combien de visiteurs ?
Cela peut faire 14 millions de personnes. D’ailleurs, il y a maintenant des grandes marques qui me sollicitent car une telle audience, ce n’est pas négligeable. On pourrait faire de la publicité. Mais mon cahier des charges ne m’autorise pas à exploiter cette voie.
Quels loyers payez-vous à la mairie de Paris ?
Je paie 500.000 euros pour le village de Noël et 500.000 euros pour la Grande Roue qui va accueillir près de 300 000 personnes. A moi ensuite de rentabiliser ces opérations. Je fais venir 200 chalets en bois déjà montés pour limiter l’installation à trois jours, puis je les loue à 150 commerçants et artisans et à 50 forains.
Cette année j’ai aussi loué le Grand Palais pour y organiser une grande fête foraine du 16 décembre au 2 janvier. Cela me coûte 2 millions d’euros. J’y attends 250.000 visiteurs qui paieront l’entrée 15 euros pour les adultes et 10 euros pour les enfants, et ensuite tous les manèges seront gratuits.
Vous contrôlez un magnifique parc d’attraction en plein centre de Paris depuis le Grand Palais jusqu’à la Concorde. Vous devez avoir d’excellentes relations avec les élus parisiens pour avoir de tels emplacements.
Détrompez-vous, on ne me fait pas de cadeaux. Quand j’ai une idée comme celle du marché de Noel, je dois me battre et franchir les barrages pour obtenir les autorisations. Ensuite, on m’accorde le droit d’investir des millions en prenant tous les risques. Mais, l’année d’après quand les élus voient que cela fonctionne, ils lancent des appels d’offres, alors qu’il s’agit de mon idée.
Heureusement, je suis souvent le seul à savoir répondre à de tels marchés. Mais rien n’a changé depuis l’année 1994, où j’avais attendu pendant deux heures le maire Jacques Chirac à la sortie du parking de l’Hotel de Ville pour le convaincre de me confier le budget d’éclairage des ponts de Paris à Noël pour que je puisse ouvrir un manège gratuit dans chaque arrondissement. Depuis, tous les ans, je monte 20 manèges, ouverts gratuitement pendant les vacances de Noël. Un marché que j’ai encore remporté cette année et pour lequel la ville de Paris me paie 173.000 euros.
Vous savez forcer le destin parfois en investissant des lieux sans autorisation...
Oui. Il y a très longtemps, je m’introduisais au grand Palais au moment du Salon de l’Enfance pour y vendre des frites. Aujourd’hui, je le déplore mais les élus négligent systématiquement la place de la fête foraine dans les villes, alors que c’est une tradition millénaire. C’est vrai que pour nous installer au jardin des Tuileries pour la première fois en 1985, il nous a fallu arriver de nuit sans aucun permis. Le lendemain nous étions encerclés par des centaines de CRS mais nous y sommes toujours et nous venons même de signer une convention décennale avec le ministre de la culture Frédéric Mitterrand qui sécurise la fête des tuileries pour dix ans.
De même, en 1983, avec mes camarades j’ai envahi le Champs de Mars pour qu’on nous donne un emplacement pour la Fête à Neu-Neu qui se trouve aujourd’hui Porte de la Muette.
Comme forain, vous vivez toujours dans une caravane ?
Non je suis mi-sédentaire. J’ai une caravane et un camping-car pour l’été. Mais j’ai aussi une maison près de Paris, un appartement rue de Rivoli et une villa à Saint-Tropez. Je possède des manèges en nom propre, mes enfants aussi. J’exploite un restaurant dédié à Django Reinhardt aux puces de Saint-Ouen où je joue de la guitare avec mes amis et j’ai aussi l’auberge où Django est mort près de Fontainebleau.
Donc vous êtes riche ?
Oui mais je ne sais pas quelle est l’ampleur de ma fortune : 10, 15 ou 20 millions d'euros ? Je prends en permanence de gros risques financiers. Je dois avancer tous mes investissements avant de commencer à toucher des recettes.
Pourquoi avez-vous parfois une mauvaise réputation ?
Il y a des jaloux. J’ai été placé 40 fois en garde à vue, or je n’ai jamais été condamné de ma vie. J’ai eu aussi 28 contrôles fiscaux. Mais je ne me plains pas. J’ai le tempérament d’un résistant.
Propos recueillis par Jean-François Arnaud
http://www.challenges.fr/entreprise/20110929.CHA4864/quand-le-roi-des-forains-parisiens-devoile-les-secrets-de-sa-reussite.html
   bilatéraux      concurrence monopolistique      concurrentiel      contrarié      différencient      L'oligopole      monopole   
Le marché que l'on trouve par exemple sur des marchés de matières premières n'est qu'une des situations de marchés parmi beaucoup d'autres :
Le est la situation dans laquelle l'offreur est seul à fournir un bien ou un service face à une multitude de demandeurs-consommateurs.
Le monopole peut être s'il fait face à quelques demandeurs seulement et on trouvera parfois des monopoles .
est la situation dans laquelle les offreurs sont peu nombreux face à une multitude de demandeurs-consommateurs.
Enfin, la est la situation dans laquelle les offreurs sont en situation de concurrence mais leur produit de manière à se rapprocher d'une situation monopolistique.