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quelques activités en latin
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Il m’a semblé intéressant de communiquer quelques formules, quelques activités que j’ai pratiquées avec succès et qui ont suscité l’intérêt des élèves. Elles ne sont sans doute pas bien originales. Mais l’expérience me les fait considérer comme fructueuses.
La question grammaticale1. Le tableau récapitulatif Les élèves ont toujours l’impression que l’étendue des connaissances grammaticales à acquérir est sans limite. Du moins ils ne la mesurent pas. Pour leur en faire prendre conscience – donc les rassurer et les encourager à la mémorisation – je leur distribue à leur arrivée en Seconde ce que je leur présente comme la liste exhaustive des « choses à savoir ». Ils s’aperçoivent immédiatement qu’ils en connaissent déjà beaucoup, même approximativement. J’ajoute alors le contrat suivant : « Si un jour je vous demande de retenir un point absent de la liste, je vous accorde le droit de refuser ». 2. Le point hebdomadaire La rencontre dans les textes de tel ou tel point grammatical donne lieu à une très courte leçon chaque semaine, mais fait systématiquement l’objet d’une très courte évaluation, la plupart du temps notée, n’excédant pas 5 minutes (je revendique la répétition). Ce peut être le présent du subjonctif, la déclinaison des adjectifs en is – is – e, les conjonctions exprimant la conséquence, etc. 3. Retour au tableau Au fur et à mesure, les élèves s’approprient le tableau en cochant, soulignant, encadrant les points vus ou revus. 4. Les petites fiches Des questions comme les compléments de lieu ou les propositions subordonnées donnent lieu à une petite fiche composée par l’élève lui-même à partir des exemples rencontrés dans les textes, et au fur et à mesure de leur rencontre. |
La question du vocabulaireLes instructions insistent à juste titre sur la nécessité de faire acquérir aux élèves un important vocabulaire. Cette exigence se heurte à la répugnance à la mémorisation « sèche ». Leur faire prendre conscience que la connaissance d’un plus grand nombre de mots permet une approche plus aisée et plus gratifiante des textes est certes souhaitable. Mais c’est encore l’étymologie qui constitue le biais le plus efficace et suscite le plus d’intérêt chez eux. Je cherche à leur faire pratiquer le plus assidûment possible 3 ouvrages :
Deux autres initiatives dans le domaine :
Libre à eux d’en composer une imitation à partir d’un fait d’actualité qui les a frappés.
Ces mots sont travaillés avec les instruments indiqués ci-dessus, pour que les élèves en acquièrent une compréhension plus intime. Les fiches circulent dans la classe, mais on pourrait imaginer une diffusion plus large, auprès des élèves non-latinistes. Idée peut-être à creuser. Voici quelques exemples de petits travaux effectués par des élèves au C.D.I. du lycée. |
Quelques aperçus de civilisationProfesseur de latin ou de culture gréco-latine ? La question peut être posée. J’ai bien conscience qu’au lycée la langue et la littérature – conformément d’ailleurs aux Instructions – sont au centre de l’enseignement. L’examen, d’ailleurs et à juste titre, vérifie une compétence linguistique. Mais le prolongement de l’étude des textes vers ce qu’on appelle couramment « civilisation » suscite l’adhésion enthousiaste des élèves. Voici quelques (modestes) idées que je propose pour les pratiquer ou les avoir pratiquées :
Je leur demande ensuite d’imaginer une mise en scène, des décors et surtout quelle idée ils se font des personnages : leur apparence physique, leur âge, les acteurs contemporains qu’ils verraient dans le rôle. Pour finir, je leur passe (sur cassette vidéo) la mise en scène de cette pièce par Antoine Vitez. Les surprises sont de taille et donnent lieu à des débats très fructueux sur le sens du théâtre. J’espère que certains de mes élèves se sont souvenus de ce travail pour traiter le sujet de juin 2004 sur le costume de théâtre ! Michel Lambert |