| TABAC |
2-L a contrebande du tabac
Le tabac est arrivé en France avec le diplomate Jean Nico (d'ou le terme de nicotine). Il en avait remis à Catherine de Médicis car elle avait de fortes migraines et que le tabac à priser semblait lui faire passer ses maux de tête. Le roi a donc fait développer l'importation du tabac et surtout celle en provenance d'Amérique. Dans les îles franches, les gens avaient pris l'habitude de cultiver cette plante car elle n'était pas contrôlée par le fisc. Comme elle prenait de plus en plus d'importance, Colbert a mis en place une politique économique pour pouvoir tirer profit du tabac semblable à celui procuré par le sel. Il y avait donc les gabelous pour la contrebande du sel et les agents des fermes du tabac
Il y avait un fermier général, désigné par le roi et d'autres fermiers répartis dans toute la France, principalement aux endroits où il y avait le plus trafic comme à Paimboeuf. C'était un port important, les bateaux arrivaient de partout : d'Amérique, de Belgique, d'Espagne, des Pays-Bas... Paimboeuf était une véritable plaque tournante commerciale.
Dans les navires, le tabac était facile à cacher car il suffisait de le mettre dans des andouilles. Alors, les contrebandiers essayaient d'en faire passer illégalement sur la côte. A Montoir ainsi qu'à Paimboeuf et à Nantes il y avait un énorme trafic. Certaines embarcations partaient de Bouin, de l'île d'Yeu et de Noirmoutier vers la Hollande pour aller chercher du tabac et ensuite le ramener sur les îles pour l'écouler clandestinement.
A Paimboeuf, il y avait les pataches de la douane qui montaient inspecter les bâteaux et qui étaient appelés patachous. Ce contrôle avait lieu d'une façon assez stricte parce qu'à Paimboeuf il y avait 5 fois plus de contrebandiers que d'habitants. Toutes les personnes qui étaient prises avaient 1000 livres d'amende. Il y avait une maison en bordure de la Loire à Paimboeuf munie d'une grotte pour passer le tabac, la maison des contrebandiers. La population était favorable à ce trafic, que ce soit pour la contrebande du sel, du tabac ou des indiennes. Les contrebandiers se servaient aussi de chattes entre La Bernerie et Gourmalon car il y avait des criques.
Le commerce illégal faisait beaucoup de tort à Louis XV alors il acheta les îles. Il acheta l'île de Bouin le 27 mai 1767 pour 700.000 livres puis l'île de Noirmoutier en 1767 pour 1.900.000 livres et enfin l'île d'Yeu le 11 février 1785.
Les habitants de Noirmoutier eurent une idée : au lieu de faire accoster les bâteaux sur l'île de Noirmoutier, ils accosteraient sur l'île du Pilier qui est à 5 km de la côte ( refuge pour les corsaires et les bandits...). Les chattes servaient donc de liens entre les deux îles.
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