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| LE SYSTEME RHESUS ET SON DETERMINISME GENETIQUE |
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Rhésus est le nom d'un Macaque qui a servi à fabriquer le premier sérum-test permettant de tester les groupes Rhésus. Dans la pratique médicale courante, on distingue les individus Rh- qui ne portent pas l'antigène D sur la surface de leurs hématies et qui développent une réaction immunitaire hémolytique (qui détruit les hématies) lorsque cet antigène D leur est présenté. Les individus Rh+ présentent l'antigène D et ne rejettent pas les hématies qui proviennent d'individus Rh-. Ces problèmes d'histocompatibilité ont, jusqu'à une époque récente, provoqué des problèmes de mortalité dans la période périnatale pour les enfants Rh+ portés par des mères Rh- déja immunisées contre l'antigène D.
Une étude plus détaillée révèle que le système Rhésus correspond à trois marqueurs membranaires (D ou rien noté d, C ou c, E ou e,). Bien que l'accord ne soit pas total entre les spécialistes, ils pourraient être déterminés chacun par un gène, ces trois gènes étant très voisins et/ou transmis comme s'ils étaient liés. Par commodité, on parlera d'un « gène Rhésus » pour désigner l'ensemble de ces trois gènes. Un tableau permet de faire correspondre les marqueurs membranaires et les allèles du « gène Rhésus ».
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Antigènes membranaires |
Allèles du « gène Rhésus » |
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Dce |
R0 |
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DCe |
R1 |
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DcE |
R2 |
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dce |
r |
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DCE |
Rz |
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dCe |
r' |
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dcE |
r'' |
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dCE |
ry |
On voit que des phénomènes de recombinaison entre les trois gènes élémentaires très proches constituent une hypothèse qui expliquerait le polymorphisme du « gène Rhésus ». Les mesures de fréquences alléliques montrent que seuls les quatre premiers allèles du tableau sont fréquents dans les populations humaines. Dans les études de fréquences alléliques les quatre autres allèles sont regroupés pour constituer le groupe résiduel des « rares ».
L'activité 1 permet de découvrir l'origine possible de polymorphisme du « gène Rhésus »
Sources : Les Hommes, passé, présent, conditionnel, Références bibliographiques
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