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DERIVE GENETIQUE
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Les fréquences alléliques mesurées dans une population sont variables dans le temps. La génération qui remplace celle qui l'a générée présente du fait des hasards de la méiose et de la fécondation des fréquences alléliques différentes. De plus, la reproduction sexuée ne concerne pas tous les individus de la population. Si l'on a affaire à une population de grande taille les fréquences alléliques varieront peu d'une génération à l'autre par l'effet du grand nombre de géniteurs. On peut même considérer que sur un temps assez court elles sont stables. Il en est tout autrement d'une population de petite taille.
D'après : Les Hommes passé, présent, conditionnel.
Dans cette simulation mathématique on a considéré une population stable de 21 individus isolés génétiquement pendant 220 générations. Cette population possède au départ quatre allèles différents pour un gène donné. Ils sont représentés par des points de différentes tailles. On constate que la dérive génétique fait varier rapidement les fréquences alléliques. Les allèles disparaissent les uns après les autres mais celui qui subsiste (on dit qu'il est fixé) n'est pas forcément celui qui était le plus fréquent au départ. Il faut préciser que la dérive génétique est rigoureusement indépendante par son mécanisme de la pression de sélection exercée par le milieu. Elle interfère cependant avec elle car elle s'exerce en même temps sur les mêmes populations. De même, elle interfère avec l'effet fondateur en en renforçant les effets. Les échanges génétiques entre les populations, par contre, empêchent un isolement génétique durable et ralentissent la dérive génétique en réintroduisant des allèles dans la population.
Sources : Les Hommes passé, présent, conditionnel, Références bibliographiques
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