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- Éducation prioritaire
journées académiques de l'éducation prioritaire
Le 17 septembre 2018 débute dans l'académie de Nantes un nouveau cycle de journées de formation qui veulent favoriser un développement professionnel commun aux différents acteurs de l'Education prioritaire (professeurs des REP + et REP, pilotes des réseaux, conseillers pédagogiques de circonscription, formateurs académiques de l'éducation prioritaire).
Ces journées académiques traiteront successivement
En amont de ces journées, les équipes pédagogiques seront invitées à définir leurs questionnements collectifs ; ces réflexions seront portées par les professeurs présents aux journées de formation.
En aval, les stagiaires mutualiseront avec leurs collègues les contenus des formations. Ils pourront recourir aux documents exploités dans les journées puisqu'ils seront déposés sur le site à l'issue de chaque journée (enregistrements de conférences, diaporamas, bibliographies, etc.).
NOTA BENE : les formateurs académiques de l'Education prioritaire favoriseront tout au long de l'année l'appropriation individuelle et collective des différents contenus de formation.
Notre fil rouge pour cette année sera la construction et le développement de l'autonomie de l'élève, notamment dans ses apprentissages.
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Les programmes ont mis en exergue le rôle prépondérant du langage, du langage pour apprendre, et ce dès la maternelle. Cette centration sur le langage, et pas seulement sur la langue, lui reconnaît donc un rôle dans la réussite scolaire. Ce rôle est en effet particulièrement important du fait des évolutions curriculaires qui mettent l'accent sur l'apprentissage des raisonnements, de dispositions de recherche, d'élaborations de nouvelles connaissances, de questionnements et de conceptualisations, qui va donc bien au-delà de la seule restitution des savoirs. L'ensemble de ces visées n'est réalisable que par des usages spécifiques du langage à l'oral comme à l'écrit, mais que tous les élèves ne partagent pas. Il s'agit donc de construire chez certains élèves ces usages langagiers nécessaires aux apprentissages, puisque nombre de pratiques enseignantes, de supports de travail les sollicitent, souvent très précocement aujourd'hui. Solliciter la parole des élèves, leur présenter des documents riches et intéressants pensés comme des aides, échanger à propos de ces documents, composites le plus souvent, ne suffisent pas à amener les élèves à écrire, dire, réfléchir avec les différentes (res)sources qui leur sont proposées car pour nombre d'entre eux, les objectifs de ces situations dans leur dimension d'apprentissage sont non identifiés et le plus souvent implicites, souvent ambiguës, il est vrai. On peut donc envisager des situations d'oral qui permettent aux élèves d'acquérir des usages langagiers qui les aideront à mieux comprendre ce qui est attendu dans les écrits scolaires.
En effet, qu'il s'agisse des usages oraux et écrits, les difficultés des élèves s'inscrivent le plus souvent dans la non compréhension des supports de travail mais tout autant de celle des activités à conduire à partir de ces supports.
En éducation prioritaire de façon plus patente qu’ailleurs, on constate une faiblesse des compétences langagières des élèves, notamment face à l’écrit. Or, la maîtrise du lire-écrire est proprement fondamentale : convoquée dans l’ensemble des disciplines et tout au long du cursus scolaire, sa faiblesse hypothèque leur devenir.
Accès difficile au système écrit, lecture laborieuse, écrits incompréhensibles : quelles difficultés et comportements précis peut-on observer dans les classes ? Qu’est-ce qui pourrait l’expliquer ? Quelles hypothèses peut-on faire et, sur ces bases, quelles pratiques sont de nature à faire progresser les élèves ?
- de la construction des compétences langagières des élèves de l'Education prioritaire ;
- du développement professionnel des professeurs au sein de leurs réseaux (l'exploitation des bibliothèques professionnelles de réseau) ;
- de l'évaluation au service des enseignements et des apprentissages en Education prioritaire.
En amont de ces journées, les équipes pédagogiques seront invitées à définir leurs questionnements collectifs ; ces réflexions seront portées par les professeurs présents aux journées de formation.
En aval, les stagiaires mutualiseront avec leurs collègues les contenus des formations. Ils pourront recourir aux documents exploités dans les journées puisqu'ils seront déposés sur le site à l'issue de chaque journée (enregistrements de conférences, diaporamas, bibliographies, etc.).
NOTA BENE : les formateurs académiques de l'Education prioritaire favoriseront tout au long de l'année l'appropriation individuelle et collective des différents contenus de formation.
Notre fil rouge pour cette année sera la construction et le développement de l'autonomie de l'élève, notamment dans ses apprentissages.
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Première journée : Lundi 17 septembre 2018 aux Ponts de Cé (49)
—————————————————————————————————Thème :
La construction des compétences langagières des élèves de l'Education prioritaire
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Les conférences
L'oral et l'écrit pour apprendre et comprendre
Elisabeth BAUTIER
Professeur en sciences de l'éducation
Université Paris 8
Equipe Circeft Escol
Université Paris 8
Equipe Circeft Escol
Les programmes ont mis en exergue le rôle prépondérant du langage, du langage pour apprendre, et ce dès la maternelle. Cette centration sur le langage, et pas seulement sur la langue, lui reconnaît donc un rôle dans la réussite scolaire. Ce rôle est en effet particulièrement important du fait des évolutions curriculaires qui mettent l'accent sur l'apprentissage des raisonnements, de dispositions de recherche, d'élaborations de nouvelles connaissances, de questionnements et de conceptualisations, qui va donc bien au-delà de la seule restitution des savoirs. L'ensemble de ces visées n'est réalisable que par des usages spécifiques du langage à l'oral comme à l'écrit, mais que tous les élèves ne partagent pas. Il s'agit donc de construire chez certains élèves ces usages langagiers nécessaires aux apprentissages, puisque nombre de pratiques enseignantes, de supports de travail les sollicitent, souvent très précocement aujourd'hui. Solliciter la parole des élèves, leur présenter des documents riches et intéressants pensés comme des aides, échanger à propos de ces documents, composites le plus souvent, ne suffisent pas à amener les élèves à écrire, dire, réfléchir avec les différentes (res)sources qui leur sont proposées car pour nombre d'entre eux, les objectifs de ces situations dans leur dimension d'apprentissage sont non identifiés et le plus souvent implicites, souvent ambiguës, il est vrai. On peut donc envisager des situations d'oral qui permettent aux élèves d'acquérir des usages langagiers qui les aideront à mieux comprendre ce qui est attendu dans les écrits scolaires.
En effet, qu'il s'agisse des usages oraux et écrits, les difficultés des élèves s'inscrivent le plus souvent dans la non compréhension des supports de travail mais tout autant de celle des activités à conduire à partir de ces supports.
Rapport à l'écrit : comment lever les malentendus ?
Jacques BERNARDIN
Université Paris 8
Equipe Circeft Escol
GFEN
Equipe Circeft Escol
GFEN
En éducation prioritaire de façon plus patente qu’ailleurs, on constate une faiblesse des compétences langagières des élèves, notamment face à l’écrit. Or, la maîtrise du lire-écrire est proprement fondamentale : convoquée dans l’ensemble des disciplines et tout au long du cursus scolaire, sa faiblesse hypothèque leur devenir.
Accès difficile au système écrit, lecture laborieuse, écrits incompréhensibles : quelles difficultés et comportements précis peut-on observer dans les classes ? Qu’est-ce qui pourrait l’expliquer ? Quelles hypothèses peut-on faire et, sur ces bases, quelles pratiques sont de nature à faire progresser les élèves ?