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le monument aux morts d'Escoublac - La Baule (3)
Un monument qui ne fait pas l'unanimité au sein du conseil municipal d'Escoublac - La Baule.
L'histoire aurait pu en rester là, et l'inauguration se faire dans le recueillement et la solidarité qui conviennent à ce type de monument. Mais rien ne se passe comme prévu, et la démission d'un conseiller municipal en apporte la confirmation (doc 10) : en 1923, le monument aux morts est source de discordes au sein du Conseil municipal d'Escoublac-La Baule. D'où viennent ces crispations ?
Document 10 - Lettre de démission du conseiller Pasquier, du 9 août 1923.
Le monument est arrivé à Escoublac-La Baule, mais nous ignorons sa date de réception exacte, ainsi que la date de son inauguration. Concernant le monument aux morts, les délibérations du Conseil municipal de la commune sont étrangement muettes pour l'année 1923, et ce silence est probablement à la mesure des tensions qui agitent alors l'équipe municipale.

Les origines sont à rechercher deux ans auparavant.
Le 17 juillet 1921, deux mois avant la signature du marché, le Conseil municipal se prononce entre deux variantes du « poilu lançant sa grenade » sculpté dans la pierre blanche de Poitiers, par monsieur Perraud : sans la croix (doc 11), avec la croix (doc 12).
Document 10 - Lettre de démission du conseiller Pasquier, du 9 août 1923.
Le monument est arrivé à Escoublac-La Baule, mais nous ignorons sa date de réception exacte, ainsi que la date de son inauguration. Concernant le monument aux morts, les délibérations du Conseil municipal de la commune sont étrangement muettes pour l'année 1923, et ce silence est probablement à la mesure des tensions qui agitent alors l'équipe municipale.
Les origines sont à rechercher deux ans auparavant.
Le 17 juillet 1921, deux mois avant la signature du marché, le Conseil municipal se prononce entre deux variantes du « poilu lançant sa grenade » sculpté dans la pierre blanche de Poitiers, par monsieur Perraud : sans la croix (doc 11), avec la croix (doc 12).
Document 11 - Projet du poilu sans la croix.
Le 18 septembre 1923, Georges Perraud envoie au maire qui mène l'enquête, le seul calque qui lui reste, du poilu sans la croix. Mais ce calque, sans la signature du maire et le cachet de la mairie, n'a aucune valeur juridique.

Le 18 septembre 1923, Georges Perraud envoie au maire qui mène l'enquête, le seul calque qui lui reste, du poilu sans la croix. Mais ce calque, sans la signature du maire et le cachet de la mairie, n'a aucune valeur juridique.
Document 12 - Projet du poilu avec la croix

Le 20 septembre 1923, monsieur Dommée, l'architecte nazairien qui a sous-traité avec le sculpteur répond à son tour au maire. Oui, monsieur Lauvergeat lui a bien indiqué un poilu avec la croix, comme choix du Conseil municipal. Il joint une reproduction sur papier ferro, mais toujours pas de signature.
La première variante a été retenue par la municipalité. Deux ans après, c'est ce qu'affirme le maire dans une lettre qu'il adresse à monsieur Dommée (doc 13 recto-verso).
Document 13 - Le 20 août 1923, lettre du maire à l'architecte, monsieur Dommée.
Le maire se serait vraisemblablement bien passé de ces dissensions dans son Conseil. Que faire, par ailleurs, de ce monument aux morts ? Est-ce un hasard du calendrier ? Monsieur Pavie aura un accident de voiture le 25 de ce mois décidemment peu favorable.


Document 13 - Le 20 août 1923, lettre du maire à l'architecte, monsieur Dommée.
Le maire se serait vraisemblablement bien passé de ces dissensions dans son Conseil. Que faire, par ailleurs, de ce monument aux morts ? Est-ce un hasard du calendrier ? Monsieur Pavie aura un accident de voiture le 25 de ce mois décidemment peu favorable.
Il semble bien que ce soit un conseiller municipal « distrait » qui ait apporté la seconde variante au sculpteur nantais (doc 14 recto-verso), lequel s'est mis au travail sur la foi de cette indication erronée.
Faute de retrouver les documents signés le 17 juillet 1921, il paraît cependant difficile d'établir la part de responsabilité de chacun.
Document 14 - Le 20 septembre 1923, lettre de monsieur Dommée au maire d'Escoublac (accompagne le doc 12).
On appréciera tout particulièrement le dernier paragraphe du recto de la lettre.


Faute de retrouver les documents signés le 17 juillet 1921, il paraît cependant difficile d'établir la part de responsabilité de chacun.
Document 14 - Le 20 septembre 1923, lettre de monsieur Dommée au maire d'Escoublac (accompagne le doc 12).
On appréciera tout particulièrement le dernier paragraphe du recto de la lettre.
auteurs :
Vincent Jochault
Mots clés :
Information(s) pédagogique(s)
Niveau :
3ème, 1ère
Type pédagogique :
connaissances
Public visé :
enseignant
Contexte d'usage :
non précisé
Référence aux programmes :
La Première guerre mondiale
Ressources associées
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