- Collèges tous niveaux
- compétences
- enseignant
- classe
écrire en histoire géographie
L’évaluation
Enseignant : métier d’évaluer = c’est mettre en valeur les élèves
Note
- pose un diagnostic
- une sanction pour attester un niveau, certifier des acquis
- poids quasi exclusif dans la détermination du parcours de l’élève.
Mais
- elle ne rend pas compte des capacités, progrès, difficultés
= ne permet pas de progresser et de réussir pour tous les élèves.
Une évaluation au service des élèves, de leurs apprentissages, pour contribuer à leur réussite
= une dimension formative
Comment analyser et exploiter les erreurs et réussites ?
Comment en rendre compte auprès des élèves, de leurs parents, de l’institution scolaire ?
L’écriture
- L’écriture : instrument premier de la sélection scolaire, un vecteur du décrochage = > nécessité de développer la compétence écrire des élèves, de les faire progresser.
- Écriture omniprésente / Champ transdisciplinaire = une compétence transversale
- Qu’entend-t-on par écrire ? Toute tâche mobilisant des mots et des langages de manière organisée.
[Style1;La maîtrise de la langue et des langages dans le socle commun de compétences, de connaissances et de culture et dans l’enseignement de l’histoire géographie.]
Écrire = une des compétences du socle commun et donc une des finalités de notre enseignement de l’histoire et de la géographie. Cette maîtrise se fait de manière verticale au travers des cycles, pour le collège les cycles 3 et 4.
L’écriture ne peut être dissociée de la lecture, les deux sont emboîtées (c’est par la lecture approfondie des consignes, documents que l’élève pourra retranscrire les informations à l’écrit) = écrire et lire : une dimension réflexive. Mais écriture, dimension supérieure car permet de créer, trier, hiérarchiser…
Pourquoi écrire ? Pour s’en resservir, garder en mémoire des connaissances, une démarche, pour communiquer, créer.
Socle, domaine 1 (B.O.EN n°17 du 23 avril 2015)
« Des langages pour penser et communiquer = à la fois des objets de savoir et des outils. »
Écrire en histoire géographie, ce n’est pas la copie (comme dans la plupart des cas) plus ou moins contrôlée de réponses aux questions, traces écrites… élaborées par l’enseignant = élève réceptif = ne permet pas de développer ses capacités, sa réflexion.
Écrire en histoire géographie, c’est l’écriture autonome des élèves = à développer = élève actif (Rendre l’élève acteur de cette démarche et lui permettre de développer ses capacités à questionner le monde)
= Ce qui suppose un changement de posture de l’enseignant.
Écrire pour apprendre
On apprend à écrire en écrivant puis en réécrivant (temps nécessaire à la reformulation)
Mettre les élèves en situation d’écriture et d’apprendre
- Comment mettre les élèves en situation d’écriture, faire que les élèves manipulent des langages ? Quand ?
- Dans quelles situations l’élève doit-il écrire ?
| - Quelle est la posture de l’élève ? | - Quelle est la posture de l’enseignant ? |
| Produire en classe / apprendre - Individuellement - Collectivement (écriture collaborative) S’évaluer - S’impliquer dans les critères de l’évaluation, soit pour les définir, soit pour fixer des objectifs réalistes à atteindre et de progression - Valider lui-même compétences et capacités | En amont : construire le scénario Pendant : régulation/valorisation Ce n’est pas lui qui produit ! Validation du processus formatif En aval - Se pose le problème de la trace écrite, du corrigé qui rassure tout le monde - Validation de la réalisation de la tâche - Validation du socle |
- Quels outils ?
- De formation
- De métacognition/Remédiation
- D’évaluation
Avec quelle progressivité ? Echelles descriptives (
- Quels indicateurs pour évaluer le travail en écriture ?
- Écrire :
- des tâches à accomplir
- Quelle(s) démarche(s) ?
- Diagnostiquer : où l’élève se situe-t-il dans l’écrit ?
- Comprendre les difficultés et les réussites des élèves
- Remédier (AP + EPI + cours) pour les faire progresser
Bibliographie - Sitographie
Notes de Madame JANIER-DUBRY, IA-IPR d’histoire-géographie, Académie de Nantes sur :
Ouvrage de Dominique BUCHETON (avec la collaboration de Danielle ALEXANDRE et Monique JURADO), Refonder l’enseignement de l’écriture, Edition du Pays de Retz, 2014, 304 pages.
Séminaire décrochage et maîtrise de la langue, 4 novembre 2015, Angers, Le Fresne. Intervenants :
- Dominique BUCHETON : Parler, lire, écrire pour penser, apprendre se construire et vivre ensemble : des postures gestes professionnels, dispositifs à refonder.
- Monsieur Christophe MOREAU : Le soutien aux compétences psychosociales des élèves pour améliorer le climat scolaire.
Raconter et écrire en cours d’histoire : enjeux et démarches
Françoise JANIER-DUBRY, IA-IPR d’histoire-géographie, Académie de Nantes
Didier CARIOU, Écrire l'histoire scolaire. Quand les élèves écrivent en classe pour apprendre l'histoire, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Paideia », 2012, 250 p.
Les échelles descriptives
Réflexion et construction d’échelles descriptives par l'équipe d'histoire-géographie du collège André Tiraqueau de Fontenay le Comte.
Sur l’évaluation
- De VECCHI Gérard, Évaluer sans dévaluer et évaluer les compétences, Hachette Education, mars 2014.
Et pour aller plus loin :
- ROEGIERS Xavier, L’école et l’évaluation, des situations complexes pour évaluer les acquis des élèves, De Boeck, 2ème édition actualisée, 2013.
- ASTOLFI Jean-Pierre, L’erreur, un outil pour enseigner, Collection Pratiques & enjeux pédagogiques, ESF éditeur, 2014.