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la manipulation des cartes
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Pour les créer, nul besoin de logiciel sophistiqué ou complexe : Nathalie Regrain utilise Open Office OrgWriter (devenu Libre Office) et son module Cart’ooo. “Ce logiciel permet de réaliser des cartes à trames là où d’autres logiciels privilégient la couleur. Il présente un autre intérêt, celui de créer des cartes vectorielles qui sont redimensionnables et modifiables à volonté une fois que la structure générale de la carte a été faite”, précise l’enseignante. Quand on agrandit des éléments de la carte, objets géométriques (segments, courbes, polygones) créés par un ensemble de points qui sont autant de coordonnées modifiables, la qualité d’image est préservée, il n’y a aucun effet de pixellisation, contrairement aux images matricielles.
Des fonds de cartes sont téléchargeables sur le site de l’académie d’Aix-Marseille (http://www.histgeo.ac-aix-marseille.fr). Une cartothèque est également à disposition sur le site de Sciences politiques (http://cartotheque.sciences-po.fr). Cependant, ces deux sites ne proposent que des cartes matricielles au format gif ou jpeg, donc elles ne se modifient pas. Pour disposer de fonds de cartes vectorielles, il faut se diriger vers le module Cart’ooo. Et la formation ? Il faut tout simplement se lancer, nous explique l’enseignante, convaincue que c’est en manipulant le logiciel que l’on apprend. Un apprentissage par l’expérimentation qu’elle met en œuvre également auprès de ses classes et qui fonctionne comme une expérience dynamisante.
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Lors d'une séance de géographie, le travail d’analyse et de manipulation des cartes favorise l'autonomie des élèves qui, en général, apprécient de travailler sur informatique. Il faut compter vingt à trente minutes pour la manipulation sur ordinateur, puis la correction au TBI avec justification des choix et analyse orale de la carte. Cette mise en réflexion accroît la réussite des élèves aux évaluations et leur capacité à rédiger une trace écrite. Corollairement, grâce à cette pratique régulière ils apprennent à rechercher efficacement des informations précises au sein d’un document général. Pour développer ces compétences, l’enseignante tâche de concevoir des activités qui permettent à chacun de suivre son rythme. Parfois, elle ne hiérarchise pas les consignes. Ainsi, en construisant son document numérique, l’élève définit et interroge la pertinence de ses choix. De plus, l’ambiance de travail est sereine ; comme partout, certains élèves sont davantage moteurs, mais tous participent. Ils savent qu’ils sont susceptibles de venir au tableau et ne le refusent jamais quand ils sont sollicités. De même, les différents supports de travail proposés (cartes ou croquis) et ce qu’ils donnent à voir amènent les élèves à développer un esprit critique face au traitement de l’information, à considérer la géographie non plus comme une entité figée mais plutôt pour se représenter le monde autrement.
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1. Nous désignons sous le terme générique carte les deux types de supports proposés par l’enseignante : croquis ou cartes
Le choix du support est important au cours de la réflexion didactique, il dépend de l’objectif assigné à la séance.
“La carte relève souvent d’une thématique (par exemple : l’énergie en Chine, les densités de population), c’est une représentation visuelle de données ou de phénomènes. Elle peut être aussi seulement le repérage de lieux géographiques (les villes dans le monde, les pays…)”, explique Nathalie Regrain. Les cartes sont le plus souvent proposées en tant que documents ressources que les élèves doivent analyser pour réaliser le TP proposé.
“Le croquis se veut plus un exercice de synthèse, il dispose donc comme la carte d’une légende et d’une échelle, mais suppose une réflexion”. L’enseignante utilise beaucoup les croquis pour leur lisibilité. C’est un exercice rapide et aussi formateur, car il suppose d’être capable de retirer l’essentiel des informations et permet donc de développer un esprit de synthèse. C’est pourquoi, parfois, le croquis remplace une trace écrite rédigée.
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