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les problèmes DUDU

aire le constat que l'ennui à l'école contribue à l'échec scolaire est une chose, chercher des solutions pour y remédier en est une autre. Porteurs d'un projet de réconciliation de tous les élèves avec les mathématiques, Arnaud et Julien Durand professent dans deux établissements de 450 élèves, aux antipodes l'un de l'autre dans l'académie. Depuis six ans, l'un enseigne au collège Bellevue de Loué, l'autre, depuis trois ans, au collège Jean-Mounès de Pornic. Ils ont conçu et mis en place le dispositif des problèmes DUDU depuis le mois de mars 2013, qui s'adresse à des classes de quatrième et de troisième d'une vingtaine de collégiens : six problèmes en 2012-2013, cinq depuis le début de l'année scolaire 2013-2014 ont été soumis à la sagacité des élèves. Les collégiens ont, inscrites à l'emploi du temps, quatre heures de maths en troisième et trois heures et demie en quatrième. Les problèmes DUDU s'inscrivent dans les heures disciplinaires. Mais avant de présenter, de détailler et d'analyser le dispositif innovant mis en place, attardons-nous quelques instants sur les dispositions d'esprit et les expérimentations qui ont conduit les deux frères à faire évoluer leurs pratiques pédagogiques.Une certaine idée du métier
Lutter contre l'ennui en classe, susciter l'intérêt des élèves, les remettre en confiance, sont un credo commun aux deux enseignants. A. et J. Durand sont depuis leur entrée dans l'Éducation nationale tournés vers l'innovation au service des élèves, dans le cadre de la discipline et au-delà de la discipline, à travers des démarches et des dispositifs modestes ou plus ambitieux. Ainsi, ils ont créé avec une troisième collègue une association qui s'occupe de gérer un site d'évaluation sans note, par compétences, scolatix.org, qu'Arnaud a conçu il y a sept ans et sur lequel il s'appuie pour évaluer sa classe de quatrième. À l'échelle de leur spécialité, les deux frères ont toujours eu le souci de mettre en œuvre des situations d'apprentissage propices à secouer la torpeur de leurs élèves. Arnaud par exemple pose une situation-problème : combien de balles de ping-pong dans un bus ? Aux élèves de chercher des informations sur la taille d'un car pour résoudre le problème. À la recherche d'idées nouvelles, A. Durand fait beaucoup de veille sur internet, et un jour, il est tombé sur le site d'un professeur de mathématiques américain, D. Meyer, qui remet en cause la manière traditionnelle d'aborder la matière. Une vidéo l'a interpellé : D. Meyer remplissait de liquide un réservoir octogonal pendant cinq secondes, et le film s'interrompait sans qu'aucune question ne soit posée. Il revenait aux étudiants de se poser la question attendue : combien de temps le réservoir va-t-il mettre pour se remplir ? Retenant l'outil de l'image animée comme élément déclencheur de la réflexion et la manière d'opérer de D. Meyer, Arnaud a alors créé sa première vidéo à l'intention des élèves : il s'agissait de les faire réagir aux images d'un personnage photocopiant un billet de banque, dont le format était réduit à trois reprises à 88 % de la taille d'origine. Sans libellé de sujet sur lequel s'appuyer, certains élèves ont calculé les dimensions du produit final, d'autres se sont intéressés au calcul des pourcentages. Les deux démarches étaient recevables. Toutefois, Arnaud a senti les limites de l'exercice. L'accroche était trop austère et la situation trop artificielle pour retenir l'attention de tous. De son côté, Julien a développé dans son collège de Pornic les missions mathématiques. Ce dispositif propose aux troisièmes de résoudre des problèmes concrets qu'un écureuil de film d'animation, Scrat, bien connu des collégiens, présente sur une affiche. La mission mathématique est toujours reliée d'une manière ou d'une autre au personnage fictif, comme par exemple réaliser un devis pour un travail de peinture avec la couleur préférée de l'écureuil. Les élèves, réunis en groupes, qui ont trois semaines pour rendre une affiche-réponse, apprécient l'accroche humoristique de l'exercice. De la combinaison de l'expérience filmique inspirée de D. Meyer et du dispositif des missions mathématiques, est née l'aventure des problèmes DUDU, dont la dimension ludique et le renvoi à la vie quotidienne constituent les moteurs.Un format identifiable
Une exploitation adaptée au niveau de la classe
Comme un moment de respiration
Deux séances pour résoudre le problème...
... Et une séance pour le mettre en forme
Des collègues qui s'emparent du dispositif
Au cœur d'une classe de quatrième, un jour de problème Dudu
Poursuite du projet et point de vue des élèves
Un bilan après deux trimestres d'expérimentation
L'innovation, c'est contagieux !
Fichier joint
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Par définition, le diagnostic médical, technique est le raisonnement menant à l'identification de la cause d'une défaillance, à partir de symptômes relevés par des observations, des contrôles ou des tests. Dans l'éducation, on établira un diagnostic (une évaluation diagnostique ou initiale) concernant le niveau de compétence, de savoirs, ou les représentations initiales d'un élève en début d'un nouvel apprentissage, ou d'un groupe en début d'un nouveau cursus. Tout personnel peut être ainsi amené à dresser un diagnostic avant de mettre en œuvre une action pédagogique ou éducative : enseignants, personnels de direction, de vie scolaire, des réseaux d'aide, assistante sociale, conseiller d'orientation-psychologue,...