- 4ème
- scénario, séquence
- non précisé
- classe
la mondialisation en 4e : un travail de groupe par objectif
Commentaire et explicitation du programme
objectifs généraux de la séquence
objectifs du sous-thème
Pour faire comprendre à l'élève que les territoires sont inégalement transformés par les dynamiques de la mondialisation, nous allons :
- caractériser la diversité des territoires africains
- mettre en avant les fragilités structurelles dans une démarche multiscalaire
- découvrir les atout dont disposent ces territoires : l'Afrique en tant que région convoitée et de plus en plus intégrée dans la mondialisation
- comprendre les défis à relever pour l'Afrique
Notions travaillées :
Prérequis : territoire, développement, développement durable, " habiter "
A (ré)aquérir : enjeux (économiques, environnementaux, politiques, sociaux), conflits, contraintes, ressources, zone grise
Problématique : Comment la mondialisation transforme-t-elle les territoires du continent africain ?
les enjeux du sous-thème
Enjeux scientifiques : Il ne faut pas rester dans un déterminisme géographique en faisant de l'Afrique un « territoire malade » et oublié de la mondialisation. L'Afrique constitue un objet géographique présentant des diversités. Il est donc nécessaire de sortir d'une représentation post-coloniale pour appréhender ces grandes régions sous le prisme de la mondialisation.
Enjeux civiques : l'EDSI (éducation au développement et à la solidarité internationale),
Proposition de mise en oeuvre
Cliquez ici pour la place dans la programmation et le plan de la séquence.
Phase 1 : travail en groupe sur des thèmes différents mais avec la même consigne
Etape 1 : travail à l'échelle régionale
Les compétences travaillées et nécessaires sont indiquées en début de séquence. Les élèves travaillent sur trois espaces différents mais avec un même objectif : montrer que la mondialisation transforme inégalement les territoires. Ils sont répartis en groupes centrés sur trois ensembles régionaux : l'Afrique de l'Ouest, l'Afrique de l'Est, l'Afrique australe. Une classe de 24 se divise ainsi en 6 groupes de 4 élèves, avec deux groupes pour chaque thème. Cela permet de présenter une vision plurielle et non uniforme de l'Afrique, afin de surmonter des représentations erronées.
Enfin, les élèves ont la possibilité de construire une grille d'auto-évaluation lors de l'accompagnement personnalisé.
Les élèves doivent prélever, organiser et restituer des informations en réalisant un croquis régional et un paragraphe. Ils disposent de différentes aides selon les difficultés rencontrées (pédagogie différenciée). Chaque groupe doit remplir le même tableau.
Le paragraphe peut se décliner par l'étude des mobilités, de l'urbanité et de la mondialité de chaque ensemble (voir tableau ci-dessous).
Phase 2 : Les élèves se séparent pour former des îlots où tous les thèmes se rencontrent (co-enseignement)
Pour une classe de 24, on passe donc de 4 groupes de 6 à 8 groupes de 3 élèves :
Chaque élève doit expliquer aux autres à l'aide des documents ce qu'il a découvert. Il ne doit pas dicter mais expliquer. Exemple : pendant que l'élève n°1 explique, les élèves n°2 et 3 remplissent le tableau de synthèse.
Point de blocage possible : les erreurs ou défauts de spatialisation d'un des groupes peuvent altérer le travail à l'échelle continentale. Un rapide échange avec l'autre groupe du même thème ou l'arbitrage du professeur permet de le lever.
Etape 2 : Mise en commun en îlot à l'échelle continentale
Lors du regroupement, la réflexion s'organise grâce à un croquis à l'échelle de l'Afrique. Cette étape permet d'établir les contenus disciplinaires à retenir et de structurer les savoirs. Il est alors nécessaire de mettre en avant les particularités et les caractéristiques communes des espaces étudiés. Il faut également aborder la question du développement durable en Afrique.
Cela peut être réalisé en salle multimédia pour vérifier leurs compétences numériques. Mises en lignes sur e-lyco, leurs productions constitueront alors une partie de la trace écrite du cours.
Une reprise en mais du professeur est bien évidemment nécessaire pour s'assurer que tous les élèves aient bien compris les enjeux de la séquence.
Bilan
Cette démarche permet à l'enseignant d'être dans une posture d'observation : il devient une personne ressource pour les élèves, davantage disponible. Il est plus facile de prendre en compte la diversité des élèves. Il s'agit de ne pas intervenir directement, afin de laisser les élèves en autonomie, ce qui facilite également l'évaluation par compétence.
Enfin, les élèves mobilisent des connaissances (des repères géographiques concernant la région étudiée, des notions pour construire la légende) et des compétences (trier, hiérarchiser, organiser et confronter des documents, prendre part à une production collective).
L'élève-acteur retient davantage d'informations, ce qui facilite la mémorisation du cours.
Cliquez pour télécharger :
- les fiches activités
- les aides pour les élèves
- une analyse détaillée de plusieurs productions d'élèves
- la caricature Yassine Latrache, réalisée pour cet article
Bibliographie
Magnifique Afrique, numéro 451 de la revue Géo, Septembre 2016, notamment l’article « le miracle Bostwana ».
Sitographie
Filmographie
BERLAND Angèle, Les dessous de la mondialisation - Sénégal, la fripe mondialisée , Public Sénat, en ligne ici.
Information(s) pédagogique(s)
Des espaces transformés par la mondialisation
Les dynamiques d'un grand ensemble géographique africain